Centrafrique : chronique d’un génocide annoncé?

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Centrafrique : chronique d’un génocide annoncé ?

 Ces vingt dernières années, l’actualité sur le continent est rythmé, année après année,  par des conflits armés basés, à priori, sur des revendications politico-économiques, mais avec partout en filigrane, des relents de rivalités ethniques ou religieuses. Mais de tous ces conflits armés, celui qui a le plus choqué les consciences, c’est le conflit rwandais au cours duquel les masques sont tombées et la rivalité ethnique a pris la forme d’un génocide des tutsi par les hutus.  Et justement dans le conflit centrafricain en cours, le risque de génocide est une fois encore évoqué par tous les observateurs et la question se pose de savoir si les  mesures préconisées par les uns et les autres sont à la hauteur  de l’enjeu.

Ainsi va l’Afrique ! De crise en crise. Après la  crise du Liberia en 1990, la Somalie et la Siéra-Leone en 1991, le Rwanda en 1994, le Congo Brazzaville et la République Démocratique du Congo en 1997, la Cote d’Ivoire en 2002, le Darfour en 2003, la Lybie en 2011, le mali en 2012, c’est la Centrafrique qui se retrouve de nos jours dans l’œil du cyclone.

La situation en RCA est devenue chaotique depuis le renversement de l’ancien président Michel Bozizé le 24 mars dernier par l’actuel chef d’Etat centrafricain Michel Djotodia à la tête d’une coalition rebelle, la Séléka. Depuis lors Michel Djotodia est installé au pouvoir, la Séléka est officiellement dissoute par son chef, mais elle reste lourdement armée et les force de sécurité sécurité ex FACA (Forces Armées Centrafricaines) sans armes sont impuissantes à les contrôler.

Abandonnées à eux même, les populations livrées à la merci des rebelles souffrent le martyre. Estimés à plus de 20.000 hommes, majoritairement, de confession musulmane, la nébuleuse Seleka, tel des chiens enragés sème la mort et le dépeuple dans le pays.  Alliés avec les tribus de nomades peuls en province et  en ville aux commerçants et autres citadins musulmans, les rebelles de la Séléka s’attaquent aux chrétiens qu’ils pillent et massacrent. Les braquages à mains armées, les enlèvements, les exactions, les viols et les émeutes sont devenus le lot quotidien des centrafricains.

En riposte aux exactions de la Séléka, des groupes  d’autodéfense s’organisent pour repérer les groupes de musulmans isolés et les tuer. Les épisodes de véritable guerre de tranchée entre chrétiens et musulmans sont devenus monnaies courante en Centrafrique et les force de la Fomac débordées ne savent plus où donner de la tête.

Cette explosion des affrontements meurtriers entre milices d’autodéfense chrétienne et les groupes rebelles de l’ex séléka a plongé le pays dans une situation qui frise le génocide pour les chancelleries occidentales.

Pour les Etats-Unis, la Centrafrique est en situation de «pré-génocide» le directeur du bureau Afrique du département d’Etat, Robert Jackson devant la Chambre des représentants. Washington estime que le pays s’enfonce dans les violences intercommunautaires, notamment entre chrétiens et musulmans.

Pour la France, la République centrafricaine est «au bord du génocide», a déclaré Laurent Fabius, le 21 novembre 2013  sur France 2  «Aujourd’hui c’est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d’habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n’ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc», a indiqué le ministre des Affaires étrangères.

Le constat dressé par le ministre français est très juste et il est évident que ce qui se passe en Centrafrique n’est pas banal, et mérite une prise en charge vigoureuse, mais même si la chose hante tous les esprits, le choix du terme de génocide pour le nommer apparaît plus comme un choix par défaut. Pour ma part, c’est un cas de grande criminalité perpétrée par une horde de hors les lois mécontentes de voir leur chef installé au pouvoir et eux laisser pour compte.

Face à cette situation délétère et implosive, le gouvernement de la transition condamne fermement ces agissements qui non seulement discréditent son premier responsable, mais perturbent le processus de la transition en cours. Quant au président de la transition lui même, devant  tout le désordre et le discrédit engendré par ses ex alliés, au lieu de se démettre, achète plutôt le silence des victimes centrafricaines à coup de millions de franc cfa et la bienveillance de la communauté internationale en  annonçant des négociations avec le chef de la LRA Joseph Kony qui serait disposé à renoncer au combat, une information que personne n’a d’ailleurs pris au sérieux. Il est peut être temps pour que Michel Djotodia tire les conséquences de son aventure à la tête du pays puisqu’il n’est plus l’homme de la situation.

Sur le terrain, les différentes instances chargées de gérer la crise s’activent à la tâche, mais visiblement sont débordées. Les Forces Armées Centrafricaines ( FACA), il y belle lurette qu’elles sont hors jeu. La Force militaire d’Afrique centrale (Fomac),  très volontaire, mais avec un effectif réduit n’est pas en capacité de résoudre le problème. Enfin la force africaine Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) d’environ 3 600 hommes sous mandat de l’Union Africaine est  jusqu’à nos jours non opérationnelle sur le terrain.

L’opérationnalisation de la Misca et sa mise sous mandat de L’onu ou à défaut son renforcement   apparaissent  comme la première approche de cette crise centrafricaine avant qu’elle n’échappe à tout contrôle.

Bien évidemment, le chaos et l’anarchie qui prévalent en Centrafrique  préoccupent la communauté internationale et au premier chef la France qui en a eu gros sur la conscience  après le génocide rwandais.

Washington a annoncé une batterie de mesures pour appuyer la MISCA et Paris envisage une intervention aux coté de la MISCA.,  La résolution de l’ONU visant à renforcer le Binuca (Bureau Intégré des Nations-Unies en Centrafrique) et le renforcement de la Misca (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique) a été une décision saluée par tous les observateurs même si l’envoi des casques bleus n’est pas d’actualité pour les Américains et les Anglais. L’engagement des partenaires au règlement de la crise : l’Union européenne et des Etats-Unis sont autant de signes qui témoignent de la prise de conscience de la communauté internationale face à la situation centrafricaine.

La nomination par la présidente de L’UA Nkosazana Dlamini Zuma de l’équipe dirigeante de la future force africaine en concertation avec les pays de la CEEAC, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale vient  confirmer le regain de volonté de toutes les parties pour résorber cette crise. Le général de division à la retraite Jean-Marie Michel Mokoko, du Congo-Brazzaville, a été désigné chef de la Misca et représentant spécial en République centrafricaine,  le général de brigade camerounais Martin Tumenta Chomu à la tête de la composante militaire de la Misca et celle du colonel de gendarmerie gabonais Patrice Otsangue Bengone à la tête de la composante police. Dans son communiqué, la présidente de la commission renouvelle l’appel de l’Union africaine aux Nations unies pour qu’un soutien effectif soit donné à la Misca auxquelles la force d’Afrique centrale en Centrafrique(Fomac), passera officiellement le témoin le 19 décembre prochain. Et l’ONU examinera ce lundi 25 novembre 2013, les cinq options proposées par le secrétaire général, Ban Ki Moon. Le défi  est que toutes ces aides et actions  promises, se concrétisent à temps face à l’urgence de la situation sur le terrain.

 Mais, pour ma part, je veux insister sur la responsabilité des politiques africains. La crise centrafricaine est d’autant plus préoccupante que la position géographique du pays avec ses ouvertures sur 6 pays africains donne une idée de l’impact que cette crise aura sur la sous région de l’Afrique Centrale.

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Frontalier de six pays africains et non des moindres: Cameroun, Tchad, Congo Brazzaville, République démocratique du Congo, le Soudan et le Sud Soudan, si la Centrafrique implose,  c’est le cœur de l’Afrique qui explose et bien malin qui pourra dire jusqu’où l’onde de choc va se propager. L’on se souvient que la crise malienne n’est que la conséquence de la crise libyenne et bien d’autre pays peuvent connaitre le même sort avec une implosion de la RCA. Aussi pour ma part, au delà de l’engagements de la communauté internationale, j’exhorte les pays africains, notamment des pays frontaliers de la RCA  à prendre véritablement la mesure de la situation afin que les actions à envisager soient à la hauteur de l’enjeu.

Ces crises comme on sait ne prennent pas  naissance spontanément. A leur base, il y a toujours des connexions et des activistes connus des services des renseignements et des chancelleries africaines. Théoriquement, elles savent donc comment réussir leur désamorçage.

Pour mémoire, on a entendu en son temps les récriminations de Bozizé contre Idriss Deby, on connait aussi les griefs d’Idriss Deby contre le président soudanais Omar El Béchir ou ceux de Kabila contre des voisins qu’il n’ose même pas nommé etc. Des ressources existent donc  localement ne fussent que  dans les zones frontalières pour couper les bases arrières  des rebelles et conduire à leur anéantissement.

Une chose est sûr, en 1994 au Rwanda, tout le monde était unanime pour dire on n’a rien fait parce que on ne savait pas, en 2013 en Centrafrique, si la situation échappait à tout contrôle, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas et il ne s’agira d’avoir fait ce qu’on peut, mais ce qu’on doit pour que cela ne se produise pas.

CEMAC : La libre circulation des personnes et des biens d’ici janvier 2014 : des inquiétudes à l’ordre du jour

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    Les six pays de la CEMAC

 

Réunis en sommet extraordinaire à Libreville les 14 et 15 juin 2013,Les chefs d’Etat des pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), ont opté pour la libre circulation des personnes et des biens dans la zone CEMAC d’ici le 1er janvier 2014. A moins de deux mois de cette échéance, l’effectivité de cette décision est remise en cause par des considérations particulières comme le témoigne le compte rendu de la réunion Ad hoc des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité des pays membres de la Communauté tenue ce mercredi 20 novembre 2013 à Libreville sur la question.  

A l’instar de l’UEMOA, sa consœur de l’Afrique de l’Ouest, la CEMAC vise l’intégration des économies des pays de la sous région de l’Afrique Centrale : Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad. Mais, contrairement à l’UEMOA, la CEMAC éprouve plus de difficultés à rendre opérationnelle la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble de son territoire comme c’est plus ou moins le cas en zone UEMOA.

C’est pour remédier à cela que les chefs d’Etat des pays de la CEMAC, ont opté à Libreville le 14 juin 2013,  pour la libre circulation des personnes et des biens dans la zone de la CEMAC d’ici le 1er janvier 2014.

La réunion des ministres en charge de l’Emi-Immigration de la CEMAC de ce mercredi 20 nombre avait pour objectif l’examen des modalités d’application de la décision des chefs d’État du 14 juin 2013 relative à la question de l’effectivité de la libre circulation intégrale des personnes en zone CEMAC  à compter du 1er janvier 2014.

Les débats à huis clos ont duré 5 heures d’horloge. Bien que soit réaffirmé la volonté des six pays membres de la CEMAC d’appliquer la décision des chefs d’Etat, la peur d’être envahis et de devenir un paradis pour les criminels hante les esprits, notamment en Guinée Equatoriale qui a dépêché à Libreville son vice premier ministre pour l’expliquer à ses paires.

Par ailleurs sur le plan administratif, rien n’est véritablement prêt dans l’ensemble des pays concernés. Selon le ministre gabonais, sur 16 conditions préalables, deux seulement ont connues un début d’exécution.

Des efforts restes donc à faire par toutes les parties pour opérationnaliser cette décision tant attendues par les peuples des différents pays concernés.

Toutefois à Libreville, l’engagement est à nouveau pris par les différentes parties  pour élaborer chacun, une fois de retour dans son pays, un chronogramme de réalisation de toutes les conditions préalables à cette intégration.

Tout ceci indique que l’échéance du 1er janvier 2014 a peu de chance de se concrétiser, mais l’espoir est permis de voir cette volonté se matérialiser à brève échéance  pour une Afrique plus unies et plus forte.

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Mali : le baroud d’honneur du général Sanago

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Après l’épisode manqué d’hier mardi 19 novembre 2013, l’audition du général Amadou Sanogo par la justice malienne est à nouveau programmée pour ce jour mercredi 20 novembre 2013. Espérons que cette fois-ci sera la bonne

Attendu hier mardi 19 novembre 2013, devant le juge d’instruction du tribunal de 1ere instance de la Commune III, Yaya Karembé, le général  Amadou Sanogo, une fois encore, n’a pas jugé opportun de se présenter devant la justice malienne, malgré les trois précédentes convocations du même juge restées sans suite et surtout le mandat d’amener délivré par le juge pour obliger le président général à se présenter devant lui cette fois-ci.

Il faut dire que le général Amadou Sanogo  s’est toujours illustré aux yeux de ses compatriotes par ses coups d’éclat. Projeté sur la scène politique à la faveur d’un coup d’Etat contre ATT le 22 mars 2012, le général a géré à sa manière le contre-coup d’Etat du 30 avril 2012 mené par des militaires maliens, notamment des Bérets rouges contre la junte qu’il dirigeait. Les insurgés Bérets rouges auraient été torturés à l’électricité, d’autres portés disparus ou encore purement et simplement exécutés.

A la fin de la crise, il fut nommé général par les autorités de la transition malienne le 14 août 2013, une nomination qui a conduit à une mutinerie dans le camp de Kati, le 30 septembre. Des ex-compagnons du général Sanogo avaient exprimé leur mécontentement par des tirs de coups de feu dans le camp, suite a cette promotion unilatérale de leur chef au grade de général. Une fois encore cette mutinerie sera matée dans le sang et certains de ces militaires mutins ont été retrouvés morts alors que d’autres sont portés disparus.

Comme on peut le constater, autour du général et dans le même camp de Kati, il y a eu trop de morts et d’horreurs qu’on ne peut passer par perte et profit. Aucune tradition, aucune raison d’Etat, aucune moralité ne sauraient le faire admettre. Il revient donc à la justice malienne de découvrir le rôle qu’a joué l’homme du 22 mars dans ces deux sanglantes affaires et c’est ce que tente vainement de faire le juge Yaya Karembé

Aux dernières nouvelles, après le rendez-vous manqué d’hier, c’est ce mercredi 20 novembre 2013 que le général Sanogo sera écouté par le juge d’instruction du tribunal de 1ere instance de la Commune III, Yaya Karembé. Une chose est sûre aujourd’hui ou un autre jour, tôt ou tard, cela se fera.

Mais, pourquoi ces atermoiements, ces hésitations et faux fuyants ?

Pourquoi un noble et digne fils bambara de Ségou rase-t-il le mur alors que son honneur est en cause ?

Pourquoi un brave et vaillant soldat traîne-t-il les pas pour répondre à un appel de la République ?

Pourquoi l’homme d’Etat et citoyen d’honneur de la République rechigne-t-il à répondre de  ses actes devant une juridiction d’Etat ?

Mon général, pourquoi ne répondez-vous pas au juge qui vous fait appel au nom du peuple malien ?

C’est une attitude que vous ne pouvez soutenir longtemps, autant s’exécuter de bonne grâce à temps.

Shakespeare a écrit un jour que ce qu’on ne peut ni empêcher ni éviter, on l’embrasse. Aussi mon général, embrasser la barre et assumer vos responsabilités. Ce n’est qu’à ce prix que serez digne des étoiles qui brillent sur vos galons.

Tout n’est pas noir sur notre planète bleue

Voir Naples et mourir »,  ainsi parlaient les Napolitains pour montrer la beauté exceptionnelle de leur ville qu’il faut voir une fois dans sa vie. Toutefois,  dans notre monde globalisé, il y a une multitudes de sites féeriques  sur la planète qu’il serait souhaitable que  chacun de nous  voit une fois dans sa vie  avant de mourir et dont je propose ici quelques uns. 

Messieurs et Dames, bienvenus à bord de mon  blog pour une ballade féerique à travers les sites merveilleux à voir avant de mourir.

Je ne suis pas un guide chevronné, mais je ferrai de mon mieux.

Pour commencer, fermez vos yeux, n’ayez aucune crainte, laissez moi vous prendre par les mains et suivez moi pour une petite ascension du mont Haiku à Hawai en guise d’échauffement.

Et voila!  Ouvrez  maintenant les yeux.

Waouh!!

Les escaliers de Haiku a Hawai USA

Avouez que vous ne vous y attendiez pas. Ce sont les escaliers de Haiku à Hawai. C’est plutôt stupéfiant non? Mais, vous n’avez encore rien vu.

Restons toujours au USA pour  admirer l’Antelope canyon en Arizona.

Antelope canyon Arizona

Impressions?

Fabuleux. Vous avez raison.

Oui bien sûr,  qui dit Arizona,  dit aussi le Grand Canyon.

Voilà c’est fait. vous êtes servi ,messieurs et dames.

Le Grand Canyon en Arizona

De mieux en mieux, je ne vous le fais pas dire. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin?

Faisons un détour par l’Europe pour admirer les caves Fingal sur l’ile de Staffa en Ecosse.

les caves Fingal sur l'ile de Staffa Ecosse

Comment ? impressionnant ?

Moi je trouve ça merveilleux.

Mais, il y a mieux.

Regardons  du côté de la Turquie pour voir l’ancienne-région d’Anatolia à Cappadocia.

Ancienne région d'Anatolia a Cappadocia turquie

Pittoresque  non?  Bien sûr.

Je vous propose le saut par l’Ukraine. Imaginez vous seul avec l’être aimé marchant dans le tunnel de l’amour de Klevan.

Le tunnel de l'amour de Klevan Ukrain21e5e6a0-7a9b-47b3-a98d-63c4078026ff_enhanced-buzz-wide-6462-1383947582-13

Comment? suggestif?

Vous l’avez dit, vous l’avez dit.

Et que dites vous de ça?  Un arc en ciel?

Mais non! Plutôt des  champs de tulipes au pays-bas.

Les champs de tulipes pays bas

Ingénieux.  Mais,  la nature fait encore mieux comme on peut le voir  à Hitachi-seaside park de hitachinaka au Japon:

Hitachi seaside park de hitachinaka japon

Ou encore avec les craters du lac Kelimutu  en Indonesie

Les craters du lac Kelimutu  Indonesie

ou bien avec  les formations rocheuses de Zhangye Danxia à Gansu en Chine, Les formations rocheuses de Zhangye Danxia a Gansu Chine

ou bien les grottes de Hang Son Doong au Vietnam

les grottes de Hang Son Doong   Vietnam

Ou les craters du lac Kelimutu en Indonesie,

Les craters du lac Kelimutu  Indonesie

ou les Cenotes du Yukatan  au Mexique

Cenotes du Yukatan Mexique

Ou enfin le Lotofaga village à Upolu au Samoa.

Lotofaga village a Upolu Samoa

L’impression est partout et toujours la même: magnifique.

Oui, oui, je vous sens un peu frustré! Rien chez nous en Afrique?

Ben si . Tenez, voyez ce spectacle!

Les chutez Victoria entre le Zimbabwe et la Zambie

Beau non! Ce sont les chutes Victoria entre le Zimbabwe et la  Zambie. Une merveille pour tous les amoureux de la nature. voulez vous le voir sous un autre angle.

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Impressionnant non?

D’autres encore ?

Allez regardez ces quelques sites choisies pour vous à travers le continent!

 

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Ounh!!

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Ou encore

 

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ça comme diversité!

Remontons un peu vers les latitudes nord pour admirer le désert.

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ou encore

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Accordons nous un petit repos dans cette belle demeure

 

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Ouf c’est magique!!!!!!

 

Tournons nous à présent  du coté de l’Amérique du Sud et laissons nous  bercer par cette balançoire au bout du monde à Banos en Equateur

La balançoire au bout du monde a Banos Equateur

Faisons avec elle un grand bond pour le bout du monde pour admirer :

Le whitehaven beach surl’ ile Whitesunday en Australie

Le whitehaven beach sur l'ile Whitesunday Australie

La-mer d’etoile à Vaadhoo island aux Maldives

La mer d'etoile a Vaadhoo island  Maldives

et la forêt de bambou de Arashiyama à Kyoto au Japon.

Forêt de bambou de Arashiyama a Kyoto Japon

Voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et cette ballade aussi. Mais, vous êtes assuré d’avoir vu une grande partie des choses à voir sur cette terre avant de mourir, même si ce n’est que virtuellement.

Bien sûr partager autant que faire se peut ce billet pour faire profiter à tous ces quelques moments de pur bonheur.

Au plaisir de vous reprendre pour une autre ballade plus magique encore à travers notre planète bleue.

Tout ce qu’un homme doit voir avant de mourir

 

 

 

 

 

« Voir Naples et mourir »,  ainsi parlaient les Napolitains pour montrer la beauté exceptionnelle de leur ville qu’il faut voir une fois dans sa vie. Toutefois,  dans notre monde globalisé, il y a une multitudes de sites féeriques  sur la planète qu’il serait souhaitable que  chacun de nous  voit une fois dans sa vie  avant de mourir et dont je propose ici quelques uns. 

Messieurs et Dames, bienvenus à bord de mon  blog pour une ballade féerique à travers les sites merveilleux à voir avant de mourir.

Je ne suis pas un guide chevronné, mais je ferrai de mon mieux.

Pour commencer, fermez vos yeux, n’ayez aucune crainte, laissez moi vous prendre par les mains et suivez moi pour une petite ascension du mont Haiku à Hawai en guise d’échauffement.

Et voila!  Ouvrez  maintenant les yeux.

Waouh!!

Les escaliers de Haiku a Hawai USA

Avouez que vous ne vous y attendiez pas. Ce sont les escaliers de Haiku à Hawai. C’est plutôt stupéfiant non? Mais, vous n’avez encore rien vu.

Restons toujours au USA pour  admirer l’Antelope canyon en Arizona.

Antelope canyon Arizona

Impressions?

Fabuleux. Vous avez raison.

Oui bien sûr,  qui dit Arizona,  dit aussi le Grand Canyon.

Voilà c’est fait. vous êtes servi ,messieurs et dames.

Le Grand Canyon en Arizona

De mieux en mieux, je ne vous le fais pas dire. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin?

Faisons un détour par l’Europe pour admirer les caves Fingal sur l’ile de Staffa en Ecosse.

les caves Fingal sur l'ile de Staffa Ecosse

Comment ? impressionnant ?

Moi je trouve ça merveilleux.

Mais, il y a mieux.

Regardons  du côté de la Turquie pour voir l’ancienne-région d’Anatolia à Cappadocia.

Ancienne région d'Anatolia a Cappadocia turquie

Pittoresque  non?  Bien sûr.

Je vous propose le saut par l’Ukraine. Imaginez vous seul avec l’être aimé marchant dans le tunnel de l’amour de Klevan.

Le tunnel de l'amour de Klevan Ukrain21e5e6a0-7a9b-47b3-a98d-63c4078026ff_enhanced-buzz-wide-6462-1383947582-13

Comment? suggestif?

Vous l’avez dit, vous l’avez dit.

Et que dites vous de ça?  Un arc en ciel?

Mais non! Plutôt des  champs de tulipes au pays-bas.

Les champs de tulipes pays bas

Ingénieux.  Mais,  la nature fait encore mieux comme on peut le voir  à Hitachi-seaside park de hitachinaka au Japon:

Hitachi seaside park de hitachinaka japon

Ou encore avec les craters du lac Kelimutu  en Indonesie

Les craters du lac Kelimutu  Indonesie

ou bien avec  les formations rocheuses de Zhangye Danxia à Gansu en Chine, Les formations rocheuses de Zhangye Danxia a Gansu Chine

ou bien les grottes de Hang Son Doong au Vietnam

les grottes de Hang Son Doong   Vietnam

Ou les craters du lac Kelimutu en Indonesie,

Les craters du lac Kelimutu  Indonesie

ou les Cenotes du Yukatan  au Mexique

Cenotes du Yukatan Mexique

Ou enfin le Lotofaga village à Upolu au Samoa.

Lotofaga village a Upolu Samoa

L’impression est partout et toujours la même: magnifique.

Oui, oui, je vous sens un peu frustré! Rien chez nous en Afrique?

Ben si . Tenez, voyez ce spectacle!

Les chutez Victoria entre le Zimbabwe et la Zambie

Beau non! Ce sont les chutes Victoria entre le Zimbabwe et la  Zambie. Une merveille pour tous les amoureux de la nature.

D’autres encore? prochainement.

Et si on se laissait bercer par cette balançoire au bout du monde à Banos en Equateur

La balançoire au bout du monde a Banos Equateur

Faisons avec elle un grand bond pour le bout du monde pour admirer :

Le whitehaven beach surl’ ile Whitesunday en Australie

Le whitehaven beach sur l'ile Whitesunday Australie

La-mer d’etoile à Vaadhoo island aux Maldives

La mer d'etoile a Vaadhoo island  Maldives

et la forêt de bambou de Arashiyama à Kyoto au Japon.

Forêt de bambou de Arashiyama a Kyoto Japon

Voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et cette ballade aussi. Mais, vous êtes assuré d’avoir vu une grande partie des choses à voir sur cette terre avant de mourir, même si ce n’est que virtuellement.

Bien sûr partager autant que faire se peut ce billet pour faire profiter à tous ces quelques moments de pur bonheur.

Au plaisir de vous reprendre pour une autre ballade plus magique encore à travers notre planète bleue.

Une prière très africaine

 

lecteur_optique_universite_Les lecteurs optiques de dernière génération QCM et QCD, sont des appareils destinés à corriger plus rapidement les copies d’examens des étudiants  tout en permettant d’éviter les soupçons ou suspicions de fraude, parce les résultats sont classés, de façon objective, par ordre de mérite, en temps réel. Toutefois le prix prohibitif de ces machines pose la question du rapport des africains aux innovations technologiques occidentales.

Je somnolais dans mon lit hier soir quand une info qui passait sur RFI m’a fait sursauter. Quoi ! Une machine à corriger les copies des étudiants acquises par l’université d’Abidjan? Quelle merveille ?

Bien sûr, il n’est pas exclu que seul l’enseignant que je suis trouve cette information sensationnelle. Et pourtant, elle l’est, au regard des avantages énormes qu’elle permet en terme  de performance, de gain de temps et de réduction de la pénibilité des correcteurs.

Une petite recherche sur le net m’a convaincu de l’effectivité de la chose.

Mise au point par les firmes occidentales, les  lecteurs optiques de dernière génération sont une innovation dans l’évaluation et la correction des copies d’examen. Ils permettent une automatisation de la correction des évaluations sans compromis pédagogique. Le style  rédactionnel, dont la correction manuelle des copies est souvent longue et fastidieuse, est remplacé par les QCM (questions à choix multiples) ou des  QCD(questions à choix directs), qui permettent de corriger entre 50 à 60 copies à la minute.

Pour la petite histoire, une machine à corriger les copies, j’en ai souvent rêvé et entre collègues, après chaque composition, quand nous venons chercher chacun nos lots de copies à corriger, nous appelons de nos vœux cette machine qui nous sauvera de la misère des corrections. La profession  enseignante est un sacerdoce qui exige responsabilité et dévouement à toutes ces étapes. Depuis la préparation des cours jusqu’au calcul des moyennes en passant par le déroulement du cours, la préparation des évaluations, de la grille de correction, de la correction proprement dite  et du relevé des notes, la tâche est rude à chaque étape.

Mais, les avis sont toujours unanimes pour reconnaître que l’étape la plus redoutée des enseignants est la phase de correction des copies. Elle constitue d’ailleurs le plus gros poste de dépense dans le budget des examens et concours et représente souvent la pomme de discorde entre syndicat et gouvernement pour le payement des vacations comme c’est le cas actuellement au Gabon ou les enseignants sont en grève pour le payement des vacations des examens des sessions de juin 2013 ce qui témoigne de l’importance de cette invention.

Après l’extase, il ne reste plus qu’à faire, comme en pareils occasions, la grande prière africaine, celle que nous faisons toujours face aux grandes innovations technologiques occidentales, celle que feront tous les enseignants africains aussi bien du primaire, que du secondaire ou du supérieur et que je formule en leur nom : « Puisse Dieu tout puissant faire que les chinois parviennent rapidement à produire cette machine et la vulgariser en Afrique ». Cela a été vrai pour les télés, les DVD, les téléphones portables, les Iphone, Ipad et tablettes, et pourquoi pas donc pour les lecteurs optiques aussi.

Plus sérieusement, il est amusant de constater que pendant que nous autres appelions de nos vœux cette machine, ailleurs des esprits mieux avisés travaillent à sa conception, ce qui indique que ici comme ailleurs, les besoins sont les mêmes, mais les approches sont différentes.

Naturellement, ce ne sont pas de telles prières qui  aideront le continent à sortir de l’ornière. D’ailleurs, elles posent problème au bon Dieu lui-même qui doit se demander pourquoi ces africains, au lieu de l’invoquer,  ne peuvent pas faire eux même comme les chinois pour  trouver des solutions à leurs préoccupations. On n’est jamais mieux servi que par soi même dit, en effet, l’adage. Mais Bon !

Visiblement, la science moderne semble pour nous africains, l’apanage des Occidentaux et Orientaux, eux seuls semblent, à notre avis, détenir sa maîtrise, au point ou un grand nombre d’africains, au fond d’eux,  ne comptent que sur les Occidentaux pour trouver des solutions à tous les problèmes qui interpellent l’humanité, voire même les problèmes qui ne concernent que le continent noir.

Ce défaitisme qui ne dit pas son nom, se lit de nos jours encore, de façon claire, dans le comportement des individus, des communautés et même des Etats,  face à la question du développement du continent. Qu’il s’agisse de la recherche sur les endémies tropicales qui tuent chaque jours des dizaines de milliers d’enfants aux quatre coins du continent, des recherches sur les nouvelles énergies en particulier  l’énergie solaire, de la réalisation des grandes infrastructures  ou du développement des capacités pour l’exploitation de nos ressources, pour nous africains, c’est très souvent,  la même prière de l’attentisme que nous faisons espérant que des solutions soient proposées par l’Occident, souvent au motif que nous sommes pauvres. La pauvreté a le dos large puisque nous lui faisons porter tous nos manquements, nos insuffisances et nos déboires.

A mon avis, la pauvreté a très peu joué dans cette méprise. Très maladroitement, les africains se sont enfermés eux-mêmes dans le piège de  l’immobilisme par leur manque de foi en soi.  Même les solutions et prouesses scientifiques réalisées par des milliers d’africains à l’instar du congolais Vérone Mankou trouvent difficilement grâce à nos. C’est le laxisme et le scepticisme des africains, en général et des responsables politique en particulier qui plombent l’innovation scientifique et technologique en Afrique.

La vrai prière africaine serait donc « Puisse la divine Providence fasse qu’adviennent au pouvoir politique dans une majorité de pays africains, de grands esprits qui feront de notre consommation et de nos aspirations, le levier de notre croissance pour que s’ouvre les voies de la recherche, de l’innovation et du développement ».

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AGBADJE Adebayo  Babatoundé .Charles

Somalie : Puntland, une tempête peut en cacher une autre.

L’ampleur annoncée du super typhon Haiyan,  l’une des plus violentes tempêtes de l’histoire qui a balayé l’Asie du Sud-Est le week-end écoulé,  a totalement occulté l’alerte donné sur la tempête tropicale 03A qui s’est formée au large de la Corne de l’Afrique avec une direction plein ouest qui la fera toucher la Somalie presque au même moment qu’Haiyane en l’Asie du Sud-Est. Comme il fallait s’y attendre, les caméras du monde ont montré dans les moindres détails le désastre humain et matériel causé par Haiyane aux Philippines, et comme il fallait le craindre, rien du sinistre provoqué par la tempête 03A en Somalie.

Annoncée par les observatoires des catastrophes naturelles le 9 novembre 2013 et totalement passée inaperçue, la tempête tropicale 03A a touché la Somalie le week-end passé et la nouvelle n’a été rendue publique que ce lundi 11 novembre 2013.

C’est donc dans une quasi- impréparation, voire dans l’ignorance totale que les populations du Putland, en particulier, et de la Somalie en général ont subi le sinistre.

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Cette tempête, assez modeste, comparativement à Haiyane, a été  violente dans le nord-est de la Somalie, en particulier dans la région semi-autonome Putland. Avec des vents soufflant en rafale jusqu’à 95 km/h et des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et crues subites dans cette région au climat désertique. Selon les autorités du Putland, au moins 100 personnes ont péri dans les intempéries, qui ont emporté des villages entiers. Le gouvernement somalien, a pour sa part, précisé que : « Les informations préliminaires indiquent aussi que des maisons, des bâtiments, des bateaux et des villages entiers ont été détruits et que plus de 100 000 têtes de bétail ont été perdues, mettant en péril les revenus de dizaines de milliers de personnes», ce qui indique que le bilan est évolutif.

Signalons que depuis la chute du président Siad Barre en 1991, la Somalie est devenue un non-Etat, car privée de réelles autorités centrales. La capitale du pays, Mogadiscio, est régulièrement en proie à de sanglantes attaques menées par le groupe terroriste shebab. La région semi-autonome du Putland est une région pauvre, en proie à des conflits permanents entre chefs de guerre et entre les gangs de pirates qui sévissent dans l’océan Indien.

Doublement victimes de la bêtise humaine et des catastrophes naturelles, les populations du Putland, sinistrées et livrées à leur pauvre sort, doivent se demander, en ce moment, à quels saints se vouer ?

Naturellement, tous les yeux sont tournés vers l’aide internationale qui, vaille que vaille, va  s’organiser. Mais, comment porter assistance à des sinistrés tout en craignant pour sa propre vie, telle est l’une des préoccupations majeures des ONG et autres organismes de secours au regard de la terreur que sèment dans ces régions les divers groupes terroristes.

Mais, et la solidarité africaine dans tout ça ? Les chancelleries africaines qui semblent s’être dispensées de la générosité internationale doivent apprendre à faire des efforts dans ce sens, surtout quand le sinistre se passe dans leur jardin.

Au demeurant, ce drame vient une fois encore rappeler à la communauté internationale et aux Africains surtout que la situation en Somalie est inacceptable et que des efforts doivent être fournis davantage pour passer du chaos politique, économique et environnemental actuel à un état de droit.

Agbadje A. B.C.

 

Cris de cœur des enseignants contractuels au Gabon

Réunis en Assemblée Générale de rentrée syndicale ce 2 novembre 2013, les enseignants africains expatriés au Gabon, après avoir posé le constat de la dégradation continuelle de leur conditions de vie et de travail, appellent désormais au secours le Chef de l’Etat gabonais pour une meilleur prise en charge de leurs conditions.  

Lettre ouverte aux :

– Président de la République , Chef de l’Etat;

– Premier Ministre , Chef du gouvernement ;

           Pour information

–          Présidents des Institutions ;

–          Ambassadeurs et représentants diplomatiques ;

–          Ministre de l’Education nationale ;

–          Ministre du Budget et de la Fonction Publique ;

–          Parlementaires ;

–          Opinion nationale et internationale.

Nous, Enseignants Contractuels de l’Etat Gabonais, membres et sympathisants du Syndicat des Enseignants Contractuels de l’Etat Gabonais (S.E.C.E.G) ,réunis en Assemblée Générale ce jour samedi 02 novembre 2013, vous informons de ce qui suit :

Depuis ces quinze dernières années, nos conditions de vie et de travail se dégradent continuellement . Nous avons usé de patience et cherché les voies et moyens d’engager des discussions sérieuses avec les autorités à divers niveaux sans succès patent jusqu’à ce jour. Pire encore, certaines autorités affichent une attitude de mépris total dans le traitement des dossiers concernant les enseignants contractuels étrangers, même si en privé ils reconnaissent le mérite et l’apport de ces derniers dans le système éducatif gabonais. Ces enseignants contractuels africains ont pris le relai des coopérants européens aux cotés de leurs frères gabonais pour maintenir dans les eaux la barque Education Nationale Gabonaise.

Comment comprendre alors les exclusions et les discriminations dont ils font l’objet dès qu’il s’agit d’améliorer un tant soit peu les conditions déjà très difficiles des enseignants. A ce  jour , les enseignants contractuels étrangers sont exclus du bénéfice de la PIFE (dénommée opportunément prime d’incitation à la fonction enseignante). Ils sont aujourd’hui les seuls à compter dans leur rang des enseignants de catégorie A à qui l’Etat paye une indemnité de logement inférieure à 150.000F cfa. Ils ne peuvent pas prétendre aux postes de nomination (même s’ils ont l’expérience et l’expertise) , ni aux stages diplômants et de perfectionnement. Ils sont recrutés à titre précaire et essentiellement révocable.

Ayant subi durant des années ces discriminations et mépris, ils sont aujourd’hui totalement démotivés et découragés, ce qui a une conséquence néfaste et dommageable pour le système éducatif gabonais. Las de faire la politique de l’autruche et de gardiennage des élèves à défaut d’enseigner réellement, les plus démotivés parmi nous ont demandé le départ de la fonction publique, pour libérer les postes budgétaires qui peuvent profiter à d’autres gabonais, en déposant leurs dossiers pour le programme de départ volontaire mis en place par le gouvernement pour réduire les effectifs de la fonction publique.

Grande a été notre surprise de constater une fois encore, que les enseignants contractuels expatriés sont exclus à nouveau du programme de départ volontaire de la fonction publique, alors que les contractuels nationaux y sont admis. Quel paradoxe !

Nous disons maintenant NON , TROP C’EST TROP.

Pour ne pas interférer dans le processus électoral en cours dans le pays et pour montrer une fois encore notre bonne foi, nous prenons l’engagement de terminer le premier trimestre de cette année scolaire en cours. Mais nous invitons les autorités à tous les niveaux , les Ministres concernés , le Premier Ministre chef du Gouvernement et son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat à mettre ce temps à profit pour régler les problèmes urgents que nous avons posés à savoir :

–   Exécuter la décision du Président de la République, Chef de l’Etat qui autorise l’harmonisation de l’indemnité de logement pour les enseignants contractuels ayant moins de 150.000F ;

–   Payer effectivement la Prime d’expatriation pour laquelle le Président de la République, Chef de l’Etat a donné son accord ;

–   Inclure les enseignants contractuels étrangers dans le programme de départ volontaire de la fonction publique.

Faute de quoi , dès le lundi 27 janvier 2014 , les enseignants contractuels étrangers seront dans la triste obligation de laisser tomber la craie.

Dans ce cas, nous demandons à Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement, de prendre toutes les dispositions pour nous rapatrier avec nos familles dans nos différents pays de provenance, en liquidant tous nos droits  acquis à cette date.

                    Pour les Enseignants Contractuels de l’Etat Gabonais

                    Le Bureau Exécutif du SECEG

                                         Le Sécretaire Général

                                                     KINZO H. Clément

 

Il reste à souhaiter que le chef de l’Etat jette un regard bienveillant sur les doléances des enseignants expatriés au Gabon pour un renforcement de la coopération Sud-Sud et une Afrique qui gagne

RDC-KIVU : A quand la paix des braves ?

L’annonce le 03 novembre dernier de « la cessation immédiate des hostilités » avec l’armée congolaise apparaît comme une avancée remarquable dans la région des Grands Lacs. Mais l’arrêt des hostilités entre les belligérants signifie-t-il,  pour autant, l’avènement de la paix au Kivu et en RDC ?

 

Accules-les-rebelles-du-M23-lancent-un-appel-a-l-arret-des-combats-dans-l-est-de-la-RD-Congo_article_main                                                                                                                       Joseph Kay / AP  Scène de liesse des population de Bunagana à l’entrée, mercredi 30 octobre, des soldats de l’armée régulière du RD Congo dans la ville.

Né sur les cendres du Congrès National pour la Défense  du Peuple (CNDP), le M23 est une organisation armée qui revendique le non respect par le gouvernement de Kinshasa des Accords du 23 mars 2009, qui consacre la fin des hostilités à l’est du pays entre l’armée congolaise (FARDC) et des militaires mutins du Congrès National pour la Défense  du Peuple (CNDP). Depuis sa création en mai 2012, il livre une guerre féroce contre les FARDC et leur offensives régulières provoquent la panique, la mort, les mutilations diverses et l’exode massif de réfugiés à l’Est de la RDC.

L’Accord du 23 mars en question, se décline en 16 articles dont les principaux points sont les suivants :  la transformation du CNDP en parti politique, la promulgation d’une loi d’amnistie couvrant la période allant de juin 2003 (début de l’insurrection du CNDP) jusqu’à la date de la promulgation elle-même en vue de faciliter la réconciliation nationale, la mise en place d’un mécanisme national de réconciliation  et des Comités locaux de conciliation, la création d’une police de proximité, l’érection du Nord-Kivu et du Sud-Kivu en «zones sinistrées», la réforme de l’armée et des services de sécurité, le retour des déplacés internes et des réfugiés chez eux et l’intégration des cadres de tous les groupes armés dans la vie politique nationale etc

Il faut dire qu’un grand nombre de ses points ont été satisfaites, mais sur la base d’un tel cahier de charge, on comprend, aisément, que la marge est large pour trouver une plateforme de revendication non satisfaite et justifier une nébuleuse dont les objectifs réels tourne autour des importantes richesses minières et des terres fertiles de cette partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC)..

D’ailleurs, l’ONU et Kinshasa accusent régulièrement l’Ouganda et le Rwanda de soutenir le M23, ce que réfutent Kampala et Kigali.  Toujours est-il que les offensives du M23 au Nord Kivu lui ont permis d’occuper plusieurs localités sur lesquelles ils régnaient en maître aux grand dam des autorités de Kinshasa et de la communauté internationale.

Toutefois, entre la revendication musclée de quelques droits et les exactions brutales et cupides sur les paisibles populations dont ils devraient être logiquement une émanation, le M23 a finit  par se mettre à dos tout le monde. D’une part le gouvernement de Kinshasa et son bras armé que sont les FARDC, souvent malmenés et humiliés par le M23 ne cherchent que le moyens de les démantelés. De l’autre, les populations désabusées, n’en peuvent plus de supporter leurs bestialités et les vouent aux gémonies. Enfin, la Communauté internationale, fatiguée de ménager la chèvre et le chou tape désormais du poing sur la table pour que cesse le tourment des populations du Kivu.

Mais, depuis la mi octobre,  l’offensive lancée par les FARDC appuyées par La brigade d’intervention de La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) dans la province du Nord-Kivu, contre  le M23 a, plus ou moins, fait basculer le cours de guerre à l’est de la RDC. Acculés, le M23 a, depuis lors, perdu, les unes après les autres, les villes qu’ils tenaient au Nord-kivu.  Kibumba, Kiwanja, Rutshuru, Rumangabo sont reprises par les troupes gouvernementales.  L’entrée, vivement saluée par les habitants de la ville, mercredi 30 octobre, des soldats de l’armée régulière du RD Congo dans la ville de Bunagana, le dernier fief du M23, semble avoir sonné la fin du M23. Le communiqué publié le 03 novembre 2013 et signé du nom du président du Mouvement du 23 Mars (M23), Bertrand Bisimwa, ordonnant  « à toutes les forces » de son mouvement rebelle « la cessation immédiate des hostilités » avec l’armée congolaise vient confirmer ce qu’annonçaient les observateurs de la vie politique en RDC depuis quelques jours.

Tous les yeux sont, à présent, tournés du côté de Kampala en OUGANDA ou les représentants du M23 et du gouvernement de RDC négocient depuis décembre un accord de paix.

Les Etats-Unis les premiers, s’étaient réjouis de voir Kinshasa et le M23 conclure les pourparlers de Kampala par un accord de paix. Les envoyés spéciaux des Nations unies en RDC préconisent, eux aussi, un accord de principe. Des dirigeants de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) réunis à Pretoria,  le lundi 4 novembre, pour un sommet consacré à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC ont également appelé les belligérants à signer un accord de paix.

Si d’un côté,, le gouvernement congolais a affirmé ne pas se sentir « grisé » par ses succès militaires et que la politique et la diplomatie lui semblaient être « seules à même de garantir une paix durable« , mais les propos du ministre de l’Information, Communications et Médias, Lambert Mende, lors d’une Conférence de Presse à Kinshasa, le 03/01/2012. et relayé par Radio Okapi laisse plus d’un perplexe. Aucun accord ne sera signé entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 à Kampala, a-t-il martelé, mais plutôt une déclaration devant conclure les pourparlers. Si cette option a vue courte se confirmait, le risque est grand de voir la guerre resurgir à l’est du Congo dans les années à venir.

Dans son préambule, l’Acte constitutif de l’UNESCO proclame que « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».

L’actualité  sur  le continent le montre également fort bien, la paix n’est pas synonyme d’absence d’hostilité et surtout que la victoire d’un jour ne signifie pas victoire pour toujours, encore que, la MONUSCO ne sera pas toujours là.

La paix ne se gagne pas par une victoire sur le terrain, mais c’est un état d’esprit qui commande une disposition psychique durable du groupe. Il ne peut s’instaurer qu’après négociation et accord entre les élites des parties en conflit et  une sensibilisation de la base.

Pour qu’une paix durable, sincère et acceptée par tous les protagonistes de la crise de l’Est du Congo puisse être établie, il importe que la victoire militaire sur le terrain soit renforcée par un accord global qui élève dans l’esprit de tous les défenses de la paix, pour favoriser la cohabitation pacifique et surtout la coopération.

Vivement que les autorités de  la RDC se fassent siennes les avis et exhortations des uns et des autres pour arriver à un bon accord avec le M23 pour une paix durable.

  Adébayo Babatoundé charles AGBADJE

Ghislaine et Claude, morts pour avoir voulu témoigner

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Martyres de guerre à l’heure de la paix !

Techniciens de l’information,

Torpilleurs de l’obscurantisme,

Magiciens de la communication,

Eveilleurs de conscience,

Témoins vivants de la vérité,

Quel crime avez-vous commis, vous qui n’étiez armés que de micros ?

Dévoiler la vérité, voilà votre crime.

Eh oui, l’Afrique, la mystérieuse Afrique, n’aime la vérité que lorsqu’elle est à son crédit.

Elle n’aime pas la transparence,

Elle s’offusque d’entendre tous les sons de cloches s’exprimer librement;

Elle est gênée d’entendre la vérité de l’autre qui met à mal la sienne

Visiblement, votre dernier reportage n’était point au crédit de vos assassins.

Au fait, qui sont-ils ?

AQMI, MNLA ou simplement Maliens ? Peut importe, Ils sont surtout Africains.

Vous ne seriez pas morts si la  transparence était de mise partout sur le continent et la vérité accessible à tous.

Toute l’Afrique porte, quelque part, la responsabilité de votre mort.

Vivement que l’Afrique se modernise profondément,

Que le Mali se démocratise véritablement,

Afin que plus jamais ça ne se reproduise.

 

ABGADJE Adébayo Babatoundé Charles