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Après l’épisode manqué d’hier mardi 19 novembre 2013, l’audition du général Amadou Sanogo par la justice malienne est à nouveau programmée pour ce jour mercredi 20 novembre 2013. Espérons que cette fois-ci sera la bonne

Attendu hier mardi 19 novembre 2013, devant le juge d’instruction du tribunal de 1ere instance de la Commune III, Yaya Karembé, le général  Amadou Sanogo, une fois encore, n’a pas jugé opportun de se présenter devant la justice malienne, malgré les trois précédentes convocations du même juge restées sans suite et surtout le mandat d’amener délivré par le juge pour obliger le président général à se présenter devant lui cette fois-ci.

Il faut dire que le général Amadou Sanogo  s’est toujours illustré aux yeux de ses compatriotes par ses coups d’éclat. Projeté sur la scène politique à la faveur d’un coup d’Etat contre ATT le 22 mars 2012, le général a géré à sa manière le contre-coup d’Etat du 30 avril 2012 mené par des militaires maliens, notamment des Bérets rouges contre la junte qu’il dirigeait. Les insurgés Bérets rouges auraient été torturés à l’électricité, d’autres portés disparus ou encore purement et simplement exécutés.

A la fin de la crise, il fut nommé général par les autorités de la transition malienne le 14 août 2013, une nomination qui a conduit à une mutinerie dans le camp de Kati, le 30 septembre. Des ex-compagnons du général Sanogo avaient exprimé leur mécontentement par des tirs de coups de feu dans le camp, suite a cette promotion unilatérale de leur chef au grade de général. Une fois encore cette mutinerie sera matée dans le sang et certains de ces militaires mutins ont été retrouvés morts alors que d’autres sont portés disparus.

Comme on peut le constater, autour du général et dans le même camp de Kati, il y a eu trop de morts et d’horreurs qu’on ne peut passer par perte et profit. Aucune tradition, aucune raison d’Etat, aucune moralité ne sauraient le faire admettre. Il revient donc à la justice malienne de découvrir le rôle qu’a joué l’homme du 22 mars dans ces deux sanglantes affaires et c’est ce que tente vainement de faire le juge Yaya Karembé

Aux dernières nouvelles, après le rendez-vous manqué d’hier, c’est ce mercredi 20 novembre 2013 que le général Sanogo sera écouté par le juge d’instruction du tribunal de 1ere instance de la Commune III, Yaya Karembé. Une chose est sûre aujourd’hui ou un autre jour, tôt ou tard, cela se fera.

Mais, pourquoi ces atermoiements, ces hésitations et faux fuyants ?

Pourquoi un noble et digne fils bambara de Ségou rase-t-il le mur alors que son honneur est en cause ?

Pourquoi un brave et vaillant soldat traîne-t-il les pas pour répondre à un appel de la République ?

Pourquoi l’homme d’Etat et citoyen d’honneur de la République rechigne-t-il à répondre de  ses actes devant une juridiction d’Etat ?

Mon général, pourquoi ne répondez-vous pas au juge qui vous fait appel au nom du peuple malien ?

C’est une attitude que vous ne pouvez soutenir longtemps, autant s’exécuter de bonne grâce à temps.

Shakespeare a écrit un jour que ce qu’on ne peut ni empêcher ni éviter, on l’embrasse. Aussi mon général, embrasser la barre et assumer vos responsabilités. Ce n’est qu’à ce prix que serez digne des étoiles qui brillent sur vos galons.

7 thoughts on “Mali : le baroud d’honneur du général Sanago

  1. Le pouvoir malien est devant un défi existentiel. Si le Capitaine-Général-putschiste indiscipliné ne se présente pas devant la justice, l’autorité d’IBK ne s’exercera plus jamais. Comment accepter des exécutions sommaires et des disparitions suspectes en plein Bamako, et qu’on ne puisse même pas interroger le premier suspect ? Ce pouvoir bicéphale va nuire au Mali, et à son grand peuple.C’est un crime contre l’Humanité! J’ai peur du sens de l’article paru sur « l’Etudiant malien »: « Un pouvoir faible, et un peuple couché ».

  2. le bombardement de Sanogo comme Général est venu confirmer ce que nous nous tuer-moi et d’autres blogueurs maliens- à dénoncer au Mali: le favoritisme et le népotisme flagrant. les vrai auteurs du coup d’etat ont estimé n’avoir pas autant jouit de ce que j’appelerai un coup d’epée dans l’eau. ce coup d’etat n’a été d’aucun bénéfice pour nous malien.
    je voulais vous demander si vous residez au Mali ou avez un lien quelconque avec le pays.

    • Salut Faty!
      Comme vous le dites le bombardement de asnogo comme général a compliqué la situation, mais elle se décantera.
      Non je ne suis pas malien et je ne réside pas au mali. Mais j’ai beaucoup d’amis malien et tout ce qui touche l’Afrique me touche. Merci

  3. Excellent billet. Le juge devra considérer les circonstances aggravantes. Le Général parachuté (non pas parachutiste)est responsable d’avoir favorisé le pourrissement de la situation que connaissait son pays. Par son coup de sottise, il avait décapité un Etat déjà en léthargie. L’impunité doit être révolue, et à jamais!

    • Merci cher ami. Le général est aux abois et puisse cela servir de leçons à tous ceux qui voudront faire comme lui en Afrique.

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