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    Les six pays de la CEMAC

 

Réunis en sommet extraordinaire à Libreville les 14 et 15 juin 2013,Les chefs d’Etat des pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), ont opté pour la libre circulation des personnes et des biens dans la zone CEMAC d’ici le 1er janvier 2014. A moins de deux mois de cette échéance, l’effectivité de cette décision est remise en cause par des considérations particulières comme le témoigne le compte rendu de la réunion Ad hoc des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité des pays membres de la Communauté tenue ce mercredi 20 novembre 2013 à Libreville sur la question.  

A l’instar de l’UEMOA, sa consœur de l’Afrique de l’Ouest, la CEMAC vise l’intégration des économies des pays de la sous région de l’Afrique Centrale : Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad. Mais, contrairement à l’UEMOA, la CEMAC éprouve plus de difficultés à rendre opérationnelle la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble de son territoire comme c’est plus ou moins le cas en zone UEMOA.

C’est pour remédier à cela que les chefs d’Etat des pays de la CEMAC, ont opté à Libreville le 14 juin 2013,  pour la libre circulation des personnes et des biens dans la zone de la CEMAC d’ici le 1er janvier 2014.

La réunion des ministres en charge de l’Emi-Immigration de la CEMAC de ce mercredi 20 nombre avait pour objectif l’examen des modalités d’application de la décision des chefs d’État du 14 juin 2013 relative à la question de l’effectivité de la libre circulation intégrale des personnes en zone CEMAC  à compter du 1er janvier 2014.

Les débats à huis clos ont duré 5 heures d’horloge. Bien que soit réaffirmé la volonté des six pays membres de la CEMAC d’appliquer la décision des chefs d’Etat, la peur d’être envahis et de devenir un paradis pour les criminels hante les esprits, notamment en Guinée Equatoriale qui a dépêché à Libreville son vice premier ministre pour l’expliquer à ses paires.

Par ailleurs sur le plan administratif, rien n’est véritablement prêt dans l’ensemble des pays concernés. Selon le ministre gabonais, sur 16 conditions préalables, deux seulement ont connues un début d’exécution.

Des efforts restes donc à faire par toutes les parties pour opérationnaliser cette décision tant attendues par les peuples des différents pays concernés.

Toutefois à Libreville, l’engagement est à nouveau pris par les différentes parties  pour élaborer chacun, une fois de retour dans son pays, un chronogramme de réalisation de toutes les conditions préalables à cette intégration.

Tout ceci indique que l’échéance du 1er janvier 2014 a peu de chance de se concrétiser, mais l’espoir est permis de voir cette volonté se matérialiser à brève échéance  pour une Afrique plus unies et plus forte.

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