Gotze-but de la victoire mondial 2014

La Coupe du monde 2014, la 20ème du nom, a vécu, 32 équipes, 8 poules de quatre, 64 matchs, 171 buts marqués soit une moyenne de 2,67 but par match et à l’arrivée  la nationalmannstchaft  sacrée championne. Que retenir de cette 20ème édition du championnat mondial,  les filets qui tremblent ou le chemin vers les filets.

C’est finalement la Mannschaft, 24 ans après son dernier titre obtenu, déjà, face à l’Argentine, qui va soulever le trophée. Au bout d’un suspens époustouflant, l’Allemagne a remporté, face à l’Argentine la 20ème édition de la coupe du monde. Le but décisif de la rencontre est marqué par le jeune Mario Götze (113e) qui libère les allemands et leurs supporteurs et crucifie Messi et ses fans.

Ainsi, la logique, si logique il y a en matière de foot, a été respectée, les pronostics se sont avérés et les paris remportés.  C’est donc sur un sacre de l’Allemagne face à l’Argentine (1-0 ) que s’est conclu ce Mondial au Brésil. C’est l’équipe qui avait tout pour gagner qui a gagné. C’est l’équipe la plus constante et la plus impressionnante tout au long de la compétition qui est récompensée.  Thomas Müller et ses coéquipiers ont inscrit à eux seuls 18 buts et n’en ont encaissé que trois. Une attaque irrésistible, une défense de fer et un gardien de but aux gants en or, les poulains de Joachim Low avait décidément tout pour gagner.

Au-delà de cette victoire qui permet à l’Allemagne de rejoindre l’Italie avec 4 titres, que retenir de ce mondial 2014?

Eh oui, il y a eu le meilleur et le pire. D’abord, cette édition 2014 de la Coupe du Monde a vu le record de buts inscrits égalé, celui de l’édition 1998. Ensuite, Par le jeu des préférences et support dont le football seul a le secret, chaque match a drainé sa dose de passion, en joie ou en déception. Mais c’est, probablement, la demi-finale Allemagne-Brésil, remportée 7-1 par l’Allemagne qui a fait sensation et fera le buzz longtemps dans les annales du foot au plan mondial.

Coté Afrique, Cinq nations étaient engagés dans le championnat mondial. Objectivement, le bilan est plutôt positif. Sur les cinq nations engagées, il y a eu pour la première fois dans l’histoire de la compétition, deux équipes africaines au second tour. Le Nigeria et l’Algérie se sont qualifiés pour les huitièmes de finale où ils sont éliminés. Le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont été éliminés dès le premier tour.  Progrès à pas de tortue, mais progrès quand même.

Bien sûr au foot comme dans toutes les compétitions sportives ce qui compte c’est la victoire et seuls les buts consacrent la victoire. Les buts constituent donc le but ultime du sport roi. Mais au foot comme dans la vie, on peut perdre honorablement et c’est le gros reproche qui est fait aux équipes africaines. Malgré le léger progrès mentionné, globalement l’aventure africaine au Brésil est sans panache, voir écœurante. Elle a surtout montré que le continent ne parvient pas encore à s’exprimer à la hauteur de son potentiel. Match après match, on a essuyé des défaites lamentables associées à des comportements minables. En  lieu et place d’équipes de football, on a plutôt vu des syndicats de footballeurs passés à l’action directe pour  revendiquer des primes plus ou moins dues.  Les défaites apparaissent donc comme le fruit d’une désorganisation que le déficit de niveau des équipes.

 Ce comportement nauséabond et récurrent des équipes africaines au fil des années doit interpeller toutes les autorités à différents niveau sur le continent. Les primes sont payées à tous les joueurs de toutes les équipes du monde, pourquoi ce n’est que chez les africains que cela tourne, années après années, aux bras de fer. Si de l’argent est convoyé au Brésil, en express, à la dernière minute,  comme on pu le constater, il aurait pu être convoyé dès le début et éviter au monde entier un spectacle désobligeant. Autant dire que cette situation n’honore ni les joueurs ni les officiels.

Au delà donc des filets qui tremblent, c’est tout le chemin qui conduit vers les filets qui est à repenser en Afrique. Ce chemin passe par les politiques nationales, les critères de sélection des staffs techniques, des joueurs et l’animation et la gestion des structures du football, un cahier des charges encore loin des espérances des africains.

Vivement que des solutions soient trouvées et que le foot africain apprennent de ses erreurs, afin que des progrès plus notables soient enregistrés lors de la 21 édition de la coupe du monde en Russie en 2018 .

                    Adios Brasil 2014………S priesdom v Moskvu 2018

2 thoughts on “Coupe du monde 2014: le but final

  1. Mon cher ami, le foot africain est « footu ». Avec des primes qu’on bouffe à la source, des entraînements saisonniers, une absence de politique de promotion du sport à partir des différents cycles de l’enseignement,comment veux-tu émerger ? Surtout avec des enfants aux ventres vides !
    Nous avons du chemin à faire, et des priorités aussi cruciales que le football.
    Chez moi, pour permettre à nl’équipe qui portait les couleurs nationales de participer à une compétition, il a fallu organiser une quête, comme des mendiants!!!
    Il faut bien bien qu’on puisse de ton inextricable passé présent, et décrypter mon incompréhensible futur qui se conjugue au présent, pour entrevoir où nous allons !
    Mes amitiés.

    • « le foot africain est « footu ». »Formidable comme jeu de mot et terrible comme réalité. V
      Vraiment tu as tout dit et il ne reste plus quee la prière pour le sortir de cette « footuation ».

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