03 12 12 Rassemblement Gaza  12

808 Palestiniens tués lors des frappes sur Gaza.  Crédit photo:Éric Roger

Le monde entier avait croisé les doigts pour que la trêve dure, mais hélas. Dans la bande de Gaza, après trois jours d’accalmie dans ce dernier épisode du conflit israélo-palestinien, les hostilités ont de nouveau repris entre les deux belligérants depuis ce vendredi 8 août 2014. Le bilan déjà très lourd de la première phase va encore s’alourdir d’heure en heure. Mais curieusement, les initiatives, les engagements, les facilitations, les pressions politiques et diplomatiques pour parvenir à une paix durable se font désirer…

A Gaza, les tirs de roquettes palestiniennes et les frappes israéliennes ont repris ce vendredi 8 août, à l’issue d’une trêve de trois jours qui n’a pas été prolongée faute d’accord entre les négociateurs aux pourparlers du Caire sous les auspices des Egyptiens. Le scénario de la guerre est identique à celui de la première phase. Aux tirs de roquettes palestiniennes, répondent les frappes de l’aviation israéliennes. Un ping-pong de feu déséquilibré, disproportionné et cataclysmique. Le bilan humain des 29 premiers jours faisait déjà état de près de 1 900 Palestiniens, 63 soldats et trois civils israéliens tués depuis le 8 juillet.

Dans ce conflit, il faut l’avouer, la  situation qui prévaut à Gaza depuis un mois commence à devenir insupportable et devant le vide de stratégie pour une sortie de crise durable, on se surprend à s’interroger sur les mollesses qui fatalement conduisent à ce chaos humain.

Ce conflit israélo-palestinien qui oppose, au Proche-Orient, les Palestiniens et l’État d’Israël a officiellement débuté le14 mai 1948, jour de la création de l’État d’Israël et prolonge le conflit qui opposait depuis la déclaration Balfour de 1917, les communautés arabes et juives. Dans sa phase moderne, c’est un conflit vieux de 66 ans ce qui fait de lui l’un des plus vieux conflits de l’époque contemporaine. En 66 ans de guerre, que d’opérations armées au nom plus imagées les unes que les autres, d’interventions militaires, de raids aériens, d’Intifada ou guerre des pierres, de tirs de roquette « Qasam », de représailles et de frappes de l’armée israélienne, etc.

Existe-t-il déjà dans l’histoire, un conflit que la guerre à elle seule a permis de résoudre ? Non. Les hommes ont beau se faire la guerre, c’est toujours autour de la table que les braves scellent la paix.

Il ne fait donc aucun doute que si le conflit  israélo-palestinien va connaître un jour de dénouement, ce ne sera pas parce qu’un camp aura capitulé, mais parce que les deux parties se seront assises autour de la table pour négocier la paix de façon réaliste, responsable, courageuse et  équitable.

Réaliste, parce qu’on le veuille ou non, Israël est une réalité, mais la Palestine et le Hamas aussi. Responsables, car partant du principe de deux Etats sur un même territoire dont il reste à définir les nouveaux contours de chacun de ces Etats.

Courageuse, puisque devant faire abstraction de toutes les passions, les émotions pour se concentrer sur l’essentiel, le possible.

Équitable, en ce sens que ce que les uns souhaitent pour eux même, ils doivent l’accorder à l’autre camp en sachant que nul ne peut changer l’histoire.

Avec de telles dispositions d’esprit, on peut certainement, arriver à arrêter le cycle de violence et pourquoi pas sortir de l’impasse.

La paix et la liberté sont deux faces d’une même monnaie, le bien-être social. Israël a le droit à la paix sur son territoire tout comme les Palestiniens. Il importe donc que les tirs de roquettes du Hamas sur Israël cessent, mais aussi que le blocus de Gaza soit levé. Vivement que la communauté internationale pèse de tout son poids pour arracher ce compromis aux deux parties afin que vienne le règne de la paix.

A mon sens, il y a des Etats, des leaders, des décideurs, des organismes internationaux, des opinions publiques capables d’engagements, d’influences et de pressions pour peser sur les ardeurs des uns et des autres et parvenir à la cessation des hostilités entre les belligérants. Mais malheureusement, toutes les réactions sont plutôt timorées. Pour autant, il y va de la responsabilité de la communauté internationale puisque quoi qu’on dise, elle n’est pas étrangère à la situation et elle a largement les moyens, si elle le veut, de promouvoir plus efficacement la paix dans cette région du monde.

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