François Fillon. Crédit RFI

« …Qui imagine le général De Gaule mis en examen ?… »

La question porte, en soi, une forte charge symbolique

Et comme il fallait s’y attendre, son effet fut dévastateur.

L’accusé c’est l’ex président Nicolas Sarkozy,

Mis en examen dans l’affaire Bygmalion entre autre*

Et candidat à la primaire de la droite et du Centre.

L’accusateur n’est nul autre que l’ex premier ministre François Fillon

Egalement candidat à la primaire de la droite et du Centre.

Par cette formule assassine,

Le très catholique, conservateur et intègre François Fillon

Fait la leçon de moral à son challenger et ça a fait mouche.

Les uns après les autres il a évincé tous les candidats à la primaire

Avec 66,6% des voix, il remporte la primaire à droite.

Il sera le porte flambeau de la droite à la présidentielle de 2017

Dans un contexte où la gauche au pouvoir est aux abois,

Et l’extrême droite qui attend toujours ses lettres de noblesse,

Autant dire que l’Elysée est offert sur un plateau d’or à François Fillon

Avec lui, le gaullisme est de retour,

Et le redressement de la France en marche.

Mais une certaine presse n’entend pas la chose de cette oreille.

Eh oui, la presse ! Encore la presse ! Toujours la presse !

Premier de cordée, le canard enchaîné jette un pavé dans la mare.

François Fillon est soupçonné d’avoir fourni un emploi fictif

à sa femme Penelope  et à deux de ses enfants sur plusieurs années.

Mensonge, campagne de calomnie, s’indigne François Fillon.

Il souhaite que la justice s’en saisisse et tire au clair cette affaire.

Dame justice invoquée, s’auto-saisie.

Après des enquête préliminaires, une information judiciaire est ouverte.

Adoptant une posture de victimisation, il n’en démord pas :

«  Je ne me reproche de rien, tout ce que j’ai fait est légal »

Il parle d’assassinat politique accuse pêle-mêle, s’excuse au passage.

Du reste, il ne compte pas se retirer et s’en remet au jugement du suffrage universel.

Même convoqué par le juge en vue de sa mise en examen formelle ;

« …ça n’est pas seulement moi qu’on assassine, mais l’élection présidentielle »,

Il persiste et signe : « je suis le seul capable de barrer la voie au Front National ».

Mais n’étant plus irréprochable, les appels à son renoncement se multiplient

Mais rien à faire, son projet est le seul capable de redresser la France.

« Je ne céderai pas, je ne reculerai pas ! »

« …J’irai jusqu’au-bout, je m’en remets au peuple français ».

Bon! Qui avait dit d’imaginer le général De Gaule mis en examen ?

C’est François Fillon, Pardi!  mais c’était à propos de l’autre.

Et il dit quoi, le Général, là?

Le général, c’est le général et lui  c’est lui.

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