En Afrique, les démocraties en perte de vitesse

Pierre-Nkurunziza
Au Burundi, au Bénin,  au Burkina Faso, en République démocratique du Congo et au Rwanda, les élections présidentielles sont prévues en 2015-2016, alors que les chefs d’Etat de ces pays respectifs sont à leur dernier mandat. Vont-ils modifier leur Constitution pour briguer leur propre succession ? La suspicion est grande et la vigilance est forte face à toute tentative de réviser la Constitution.

 

Le président Nkurunziza briguera-t-il un troisième mandat contre vents et marées?

 Élu en 2005 par le Parlement burundais, puis réélu en 2010 au suffrage populaire, le président Pierre Nkurunziza ne pourra être candidat en 2015 qu’à condition de réussir à faire passer une nouvelle révision de la loi fondamentale. Mais ce projet de révision constitutionnelle porté par le président Pierre Nkurunziza et son parti Cndd-FDD (Cconseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie) a été retoqué vendredi 21 mars 2014 à une voix près par les députés burundais

Le parti au pouvoir, le Cndd-FDD (à dominante hutu), compte 81 députés sur 106. Mais il avait besoin du vote favorable de quatre-cinquième des députés (soit 85 élus) pour faire passer son texte. Il fallait donc se rallier 4 députés. Trois députés de l’opposition débauchés par le pouvoir ont accepté de voter « pour » si on leur accordait un poste de ministre, ce qui fut fait. Restait à dénicher la dernière voix pour que l’affaire soit pliée. Un autre député de l’opposition pressenti a semblé abonder positivement dans le sens du projet, mais à la dernière minute, il s’est désisté et au final le projet est retoqué à une voix près.

 Mais, moins d’une semaine après ce vote, le camp présidentiel a annoncé qu’avec ou sans modification de la Constitution, le président Nkurunziza sera sur le starting bloc en 2015.  C’est le ministre burundais de l’Intérieur Edouard Nduwimana, un fidèle parmi les fidèles, qui s’est chargé d’annoncer publiquement et officiellement la nouvelle.  « Ce que nous dénonçons aujourd’hui, c’est qu’il y a des gens qui veulent faire croire que la question d’un autre mandat (pour Nkurunziza) est close. Ce n’est pas vrai. Ce que je conseille aux politiciens qui vont être candidats à la présidentielle, c’est de se préparer en sachant qu’ils auront en face d’eux le président actuel qui sera candidat. Ce sera à la Cour constitutionnelle de trancher dans un sens ou dans un autre et les Burundais devront respecter cette décision » a déclaré Edouard Nduwimana.

Face au tollé provoqué, il a relativisé ses propos le lendemain, mais aucun démenti formel n’a été apporté par le camp présidentiel. J’y Vas-t-y, J’y Vast’y Pas? Affaire à suivre donc.

Une situation récurrente sur le continent

Reste que, modifier la Constitution pour s’éterniser au pouvoir est une manœuvre récurrente sur le continent. La même situation qu’au Burundi s’observe, en effet, au Bénin, au Burkina Faso, en RDC, pour ne citer que ceux-là, où sont prévues des élections présidentielles en 2015-2016, et où des projets de révisions constitutionnelles sont également en examens au Parlement où annoncés.

Au Bénin, un projet de révision constitutionnelle engagé en catimini par le pouvoir a eu le malheur d’être combattu par un grand nombre de députés qui ont réussi à botter en touche. Mais le gouvernement promet de revenir à la charge et le pays tout entier attend de voir.

Au Burkina Faso, la Constitution limitant le nombre de mandats successifs à deux, le président ne pourra être candidat à l’élection de 2015 qu’à condition de réussir à faire passer une nouvelle révision de la loi fondamentale. La manœuvre dans ce sens a même commencé et provoque bien des remous dans le pays. Le parti présidentiel, le CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès) au pouvoir se trouve de plus en plus isolé. Un grand nombre de personnalités de poids qui ont toujours soutenu Compaoré ayant décidé de quitter le navire pour rejoindre en janvier dernier le camp des adversaires de toute révision constitutionnelle. Mais Blaise Compaoré n’a pas encore dit son dernier mot, et ici aussi le pays attend de voir.

En RDC, après avoir longtemps louvoyé, le président Joseph Kabila s’est enfin exprimé en faveur d’une révision constitutionnelle. Les grandes lignes de ce projet consistent à faire élire désormais le président de la République et le vice-président au suffrage indirect au niveau du Parlement pour un mandat de sept ans. Ce projet déposé à l’Assemblée est en passe d’être examiné au cours de la session ordinaire de mars 2014, malgré l’opposition  forte qu’elle rencontre. Ici aussi, affaire à suivre donc.

Comme on peut le remarquer, ces modifications constitutionnelles interviennent, comme par hasard, dans tous ces pays, au cours du deuxième mandat du chef de l’Etat et ont  toutes pour conséquence, entre autres, d’offrir au chef de l’Etat l’opportunité de briguer un mandat supplémentaire et s’éterniser au pouvoir.

Cette tare politique tire sa racine dans l’inclinaison des Africains à ne pas respecter les dispositions écrites. En effet, le respect scrupuleux des dispositions écrites fait encore trop souvent débat sur le continent. Pourtant, l’histoire récente révèle clairement que les crises sociales majeures et les pesanteurs socioéconomiques observées sur l’ensemble du continent naissent toujours de la mauvaise application ou de la non-application des textes en vigueur. Ces constats  témoignent de l’inconséquence et de la versatilité des hommes politiques africains et en conséquence de la fragilité des institutions démocratiques du continent.

 La  situation est si préoccupante que le président américain Barack Obama a fortement thématisé cette question face aux parlementaires ghanéens à Accra  en juillet 2009.  « Ce ne seront pas de grandes personnalités telles Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de L’Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement ghanéen et le peuple que vous représentez. […]  L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions », dira-t-il en substance.

Mais, ce message n’est visiblement pas encore compris par la majorité des parlementaires du continent. Le vote en mars 2014 du projet constitutionnel au Parlement burundais est une illustration patente de ce principe. Au regard des députés burundais, on peut aisément analyser la mentalité des élites politiques africaines pour éprouver la solidité de nos institutions.

Au Burundi, l’accord d’Arusha signé en 2000, institutionnalise le partage du pouvoir entre la majorité hutu (85% de la population), aujourd’hui au pouvoir, et la minorité tutsi (14% des Burundais) qui a longtemps dirigé le pays. D’autre part, l’article 302 de la Constitution interdit au président Pierre Nkurunziza un troisième mandat. Cette modification constitutionnelle qui met en cause ces deux principes ne vise donc qu’à saper l’équilibre sur lequel repose l’ensemble du pays au profit d’un petit groupe. Le président Pierre Nkurunziza le sait, les députés de sa majorité le savent, le peuple le sait. Et pourtant, 84 députés ont voté « pour ». Sans l’unique député qui s’est désisté à la dernière minute L’homme fort Pierre Nkurunziza aurait eu raison de l’institution parlementaire avec la complicité des députés de la majorité. Le plus aberrant est que les députés placent toujours leur action dans l’intérêt du peuple alors que tout le monde sait que c’est la corruption qui est souvent le moteur de leur action. C’est toujours en avantages sociaux et en espèces sonnantes et trébuchantes qu’ils garantissent leur vote.

Au Burundi par exemple, les trois députés de l’opposition pressentis ont garanti leur vote pour un poste ministériel. Rien que ça, juste un poste ministériel que rien ne garantit. De plus, l’histoire l’a montré, tous les accords politiques sur cette base ont toujours tourné court au bout de six mois. Et juste pour ça, des citoyens, qui plus est des élus du peuple, ont sacrifié leur voix.

Pour les députés de la majorité, nul doute que chacun d’eux a fait son compte et espère en retour nomination, avantages sociaux, bien-être matériel.

Quant au président Pierre Nkurunziza, il n’a jamais fait mystère de sa volonté de rempiler pour une troisième fois. Il ne fait donc aucun doute que ce vote est une opportunité pour lui de prolonger son règne pour son bénéfice et celui et sa famille.

C’est donc pour des intérêts égoïstes que roulent les uns et les autres, mais le  peuple a le dos large, puisque c’est partout et toujours en son nom que tous les abus sont commis.

Une mobilisation de tous les instants

Au demeurant, quel sens donner alors à toutes ces  révisions constitutionnelles au Bénin, en RDC, au Burkina Faso ou à cette tentative de passage en force au Burundi, si elles sont dénuées du minimum de bon sens exigible au sommet d’un Etat qui se veut moderne. Le fait est que la plupart des Constitutions modernes à travers le monde disposent que le mandat présidentiel est renouvelable une fois. Le respect de ces dispositions dans toutes les démocraties modernes est le moteur de leurs avancées socioéconomiques et fait la fierté des citoyens de ces pays. Il n’y a qu’en Afrique qu’on s’amuse à se tromper et se complaire dans la médiocrité.

C’est malheureux de le dire, mais il n’y qu’en Afrique que la disposition constitutionnelle d’un mandat renouvelable une fois peut donner lieu à mille et une interprétations, chacune ne visant qu’à justifier un troisième mandat tout en respectant la Constitution. Hé oui ! Cessons en Afrique de prendre les vessies pour des lanternes ! Un mandat présidentiel renouvelable une fois signifie que nul ne peut faire trois mandats consécutifs, quel que soit le mode de scrutin. Ça on n’a pas besoin de faire Science Po pour le comprendre. Même les vendeuses des marchés en Afrique le comprennent, mais les élites politiques africaines, notamment les députés des partis au pouvoir ne le comprennent pas encore. En fait, ils donnent l’impression de prendre le peuple pour un ramassis de demeurés à qui, par de subtils jeux de mots, on peut faire admettre tout ce qu’on veut et ne réalisant pas que personne n’est dupe sur leur propre compte. .

En fait, en ce début du troisième millénaire, l’idée du respect scrupuleux des engagements écrits et celle de les tripoter au gré des intérêts partisans sont en compétition sous nos yeux. Et malheureusement, ce ne sont pas les illettrés qui portent les coups de griffes à l’écrit, mais bien les personnes lettrées, de grands intellectuels, qui sont les éminences grises des hommes politiques qui envoient les mauvais exemples au peuple.

La modification à dessein des lois constitutionnelles représente sur le continent, la forme la plus flagrante, la plus pénalisante et la plus révoltante du non-respect des dispositions écrites. Les premiers cas réussis de modification de la Constitution ont ébauché sur le continent un comportement nouveau basé sur le non-respect des dispositions écrites . Ce comportement, fortifié par l’usage, qui tend à se généraliser dans le microcosme politique, n’est que le reflet de la corruption généralisée dans les sociétés africaines. Cette pratique qu’on ne saurait assimiler à une qualité est forcément une tare sociale qui jette l’opprobre sur tout le continent, notamment, par le scepticisme qu’elle suscite chez les autres peuples. Ces derniers s’interrogent sur les capacités des Africains à s’organiser pour former une communauté de progrès, s’ils ne sont même pas capables de respecter leurs propres conventions, leurs serments ou leurs institutions.

Il est bien triste de constater que les acteurs de ces manœuvres qui sont censés être la crème du continent, les pasteurs sur lesquels comptent les peuples pour les conduire vers les sentiers du développement, ne sont en réalité que des malins qui tels des loups déguisés dans la bergerie menacent tout le troupeau.

L’Afrique doit se pencher sur la question fondamentale de la finalité du pouvoir qu’on observe sur l’ensemble de la chaîne sociale qui maintient plus d’une nation dans une situation de ni paix ni guerre. Elle doit aussi veiller à élaborer des signaux clairs, des mécanismes consensuels, des réponses appropriées qui permettent aux acteurs politiques de se conformer à un minimum de bons sens.

Claude Dany, premier porteur du coeur artificiel de Carmat

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Le 2 mars dernier, décédait le premier homme greffé d’un cœur artificiel, 74 jours après l’implantation. L’identité de l’homme et les raisons  de sa mort sont rendus public ce dimanche 16 mars dans le JDD.

 

Grande  première mondial, un cœur artificiel de la société française Carmat a été implanté mercredi 18 décembre sur un patient de plus de 70 ans souffrant d’insuffisance cardiaque terminale par l’équipe du professeur Christian Latremouille, de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, sous le contrôle du professeur Alain Carpentier, père de cette innovation médicale.  « Cette première implantation s’est déroulée de façon satisfaisante, la prothèse assurant automatiquement une circulation normale à un débit physiologique » a écrit la société Carmat dans un communiqué, après l’opération. 

Malheureusement, depuis le 10 janvier, trois semaines après l’intervention, l’état du patient s’est dégradé et il fut admis au service de réanimation. Les dernières semainesc’est à travers  une ardoise qu’il communique avec sa famille. Deux jours avant sa mort, il avait  dans un cri de détresse, écrit : « Ça s’arrête ». À la question de son épouse,  veut-il que ça s’arrête, il avait acquiescé de la tête.

Le 2 mars, sa volonté fut accompli et ce cœur de tout les espoirs pour l’humanité, s’arrête brusquement.

« Mon père n’a pas donné son corps, dit aujourd’hui son fils Éric, il a donné sa vie. »

Le receveur, on l’a appris ce jour est Claude Dany, un ancien ouvrier normand âgé de plus de 70 ans qui n’était pas éligible à une greffe traditionnelle en raison de son âge avancé.  à la moustache et aux cheveux blancs, le visage souriant, fait la « une » du journal. On apprend qu’il a souffert énormément au cours des deux derniers mois de sa vie

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Claude Dany, dans son jardin en juin 2012. (DR) Image JDD.

 

Le professeur Alain Carpentier revient ce jour? dans le JDD? sur l’arrêt brutal du cœur artificiel implanté à Claude Dany, mort 74 jours après son opération.

« La mort n’est pas liée à une complication du malade, ni au principe fondamental de cette prothèse qu’est l’emploi de matériaux biocompatibles pour limiter la formation de caillots et le risque de thrombose », assure-t-il avant d’ajouter : « Pendant 74 jours, ce patient n’a montré aucune déficience cérébrale, et la vérification du cœur après le décès et l’autopsie l’ont confirmé : il n’y avait pas le moindre caillot, ni dans la prothèse, ni dans la circulation. En ce sens, l’essai est un succès. »

C’est un problème électronique qui serait à l’origine de l’arrêt du cœur et non des complications post-opératoires. C’est un court-circuit qui est à l’origine de l’arrêt du coeur artificiel greffé. Une panne technique qui a été fatal à Claude Dany mais qui n’entame pas le mérite de toute l’équipe qui a œuvré à sa réalisation. Ne l’oublions pas, malgré cette issue fatale, cet essai est un exploit scientifique et médical qui augure d’une alternative crédible aux greffes cardiaques.

Vivement que  la suspension des essais  que la société Carmat  aurait décidé,  le temps de comprendre les raisons de l’arrêt du premier coeur artificiel, soit de courte durée afin que les 3 patients en attente de greffe puisse aussi l’expérimenter.

 

Bénin, crise sociale : “L’étrange cas du Dr Boni et de Mr Yayi“

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Enfin, la rencontre entre le président béninois Dr Boni Yayi et les leaders des syndicats des travailleurs béninois, en grève depuis le 7 janvier, a eu lieu ce mercredi 12 mars 2014. Les avancées notables enregistrées au cours de la rencontre indiquent qu’on évolue vers un dégel de la crise sociale. Toutefois, ce dénouement inespéré de la crise révèle,  une fois encore,  la personnalité du Dr Boni Yayi, qui rappelle à s’y méprendre à l’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde de l’œuvre de Robert Louis Stevenson.

 Selon le relevé de décisions issues de la rencontre, le président Boni Yayi et les leaders syndicaux ont pendant 6 heures d’horloge passé en revue tous les sept points de la plateforme revendicative des travailleurs grévistes. De nombreuses propositions en vue de satisfaire la plateforme revendicative de syndicats ont été faites par le chef de l’Etat.

Le président Boni Yayi a notamment confirmé sa volonté de restituer les défalcations opérées sur les salaires des mois de janvier et de février 2014 pour fait de grève.

D’autre part, le président Boni Yayi a accepté de relever le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de 31.625 à 40. 000 francs Cfa (soit de 67 à 85 $US).

Il a aussi promis d’étudier la demande des enseignants relative au bénéfice de revalorisation de 25% du traitement indiciaire.

En outre, le chef de l’Etat  a présenté les excuses de la nation aux responsables syndicaux et les a  rassuré que des dispositions sont prises afin que les événements du genre de ceux du 27 décembre 2013 ne se reproduisent plus.

Même si les propositions présidentielles ne sont pas toutes satisfaisantes, du point de vue des syndicalistes,  elles ont le mérite de faire bouger les lignes.

Mais, pour ma part, ce sont les excuses présidentielle aux leaders syndicalistes qui, à mes yeux, posent problèmes. Naturellement, ces excuses présidentielles vont passer du baume sur les cœurs des syndicalistes meurtris et humiliés, mais elles ont tout de même de quoi inquiéter le citoyen béninois lambda.

Le 27 décembre 2013, la police a dispersé une manifestation organisée par six syndicats qui voulaient protester contre les violations des libertés syndicales et réclamer une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il y aurait une dizaine de blessés parmi les manifestants

On s’en souvient, dans sa sortie médiatique du 27 janvier 2014,  Boni Yayi  avait alors traité les syndicalistes de tous les noms d’oiseau  en accusant les manifestants blessés d’avoir utiliser de l’encre rouge pour simuler le sang, pour ternir son image,  l’image de la République et de la nation…

Ces propos offensants du chef de l’Etat sont en partie responsables de la crise qui secoue le pays depuis deux mois.

Et patatras, c’est le même chef de l’Etat qui, deux mois après, reconnait que les événements du 27 décembre étaient un incident malheureux et présente les excuses de la nation aux responsables syndicaux.

Le fait est que ces volte-face et reniements du chef de l’Etat sont trop fréquents et interpellent tout citoyen soucieux du développement de son pays.

Pourquoi le président Boni Yayi a-t-il coutume de se laisser aller à tous ses états d’âme avant de revenir à la raison ?

Pourquoi laisser  une situation pourrir pendant deux mois avant de faire ce qu’on aurait dû faire dès le début ?

Les dommages énormes engendrés par ce bras de fer inutile sont à mettre sur quel compte ?

Autant de questions, comme on le voit, qui laissent perplexes sur  la personnalité de Boni Yayi qui rappelle, à bien des égards,  “l’étrange cas du Docteur Jekyll et de Mr Hyde“

La question se pose, en effet,  de savoir si les revirements et reniements du président Bony Yayi, procèdent d’un comportement délibérément stratégique ou si c’est le fait d’une dualité de l’homme ? Y aurait-il deux personnalités dans la personne du chef de l’Etat béninois à l’instar du Dr Jekyll et de Mr Hyde.

Y aurait-t-il le Dr Boni, le légitime, le sage et modéré, et  Mr Yayi,  l’absurde, le provocateur qui fait, trop souvent, du tort à son mentor ?  Deux personnalités qui cohabitent dans la même personne et qui la rendent insaisissable?  La question mérite certainement d’être posée.

Au demeurant, il est fort heureux de constater que la raison a fini par l’emporter. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et tant mieux si ces revirements permettent d’aller de l’avant.

Vivement que la concorde retrouvée permette au pays de renouer avec le travail et la croissance.

8 mars: Une date qui rappelle que la femme est l’avenir de l’homme.

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La Journée internationale de la femme est célébrée le 8 mars de chaque année par les  femmes dans le monde entier. Elle est également célébrée à l’ONU et, dans de nombreux pays, c’est un jour de fête nationale. Certes, la condition féminine n’est pas la même sur tous les continents, mais visiblement, le déficit d’égalité entre l’homme et la femme semble de mise partout.

La journée du 8 mars est donc une opportunité pour les femmes de tous les continents, souvent divisées par les frontières nationales et par des différences ethniques, linguistiques, culturelles, économiques et politiques,  pour revendiquer l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, facteur d’émancipation humaine.

Cette journée  puise ses racines dans la lutte menée par les femmes depuis des siècles pour participer à la société sur un pied d’égalité avec les hommes.

A l’instar de la sagesse chinoise  à l’affiche de ce billet, l’enjeu pour ce 8 mars 2014 est double :

D’une part, elle vise une meilleurs prise de conscience des femmes elles-mêmes  de la valeur de leur rôle en tant qu’acteur économique, social et politique, et par conséquent une plus grande responsabilité de leur part des implications de l’égalité recherchée.

D’autre part, faire le plaidoyer en direction des hommes pour une élévation du niveau de la prise de conscience sur la question, pour comprendre qu’en donnant l’égalité à la femme, elle la multipliera, l’amplifiera et rendra l’humanité plus juste au bénéfice des deux sexes.

Comme quoi, le poète a bien  raison quand il dit que la femme est l’avenir de l’homme.