Réunis en Assemblée Générale de rentrée syndicale ce 2 novembre 2013, les enseignants africains expatriés au Gabon, après avoir posé le constat de la dégradation continuelle de leur conditions de vie et de travail, appellent désormais au secours le Chef de l’Etat gabonais pour une meilleur prise en charge de leurs conditions.  

Lettre ouverte aux :

– Président de la République , Chef de l’Etat;

– Premier Ministre , Chef du gouvernement ;

           Pour information

–          Présidents des Institutions ;

–          Ambassadeurs et représentants diplomatiques ;

–          Ministre de l’Education nationale ;

–          Ministre du Budget et de la Fonction Publique ;

–          Parlementaires ;

–          Opinion nationale et internationale.

Nous, Enseignants Contractuels de l’Etat Gabonais, membres et sympathisants du Syndicat des Enseignants Contractuels de l’Etat Gabonais (S.E.C.E.G) ,réunis en Assemblée Générale ce jour samedi 02 novembre 2013, vous informons de ce qui suit :

Depuis ces quinze dernières années, nos conditions de vie et de travail se dégradent continuellement . Nous avons usé de patience et cherché les voies et moyens d’engager des discussions sérieuses avec les autorités à divers niveaux sans succès patent jusqu’à ce jour. Pire encore, certaines autorités affichent une attitude de mépris total dans le traitement des dossiers concernant les enseignants contractuels étrangers, même si en privé ils reconnaissent le mérite et l’apport de ces derniers dans le système éducatif gabonais. Ces enseignants contractuels africains ont pris le relai des coopérants européens aux cotés de leurs frères gabonais pour maintenir dans les eaux la barque Education Nationale Gabonaise.

Comment comprendre alors les exclusions et les discriminations dont ils font l’objet dès qu’il s’agit d’améliorer un tant soit peu les conditions déjà très difficiles des enseignants. A ce  jour , les enseignants contractuels étrangers sont exclus du bénéfice de la PIFE (dénommée opportunément prime d’incitation à la fonction enseignante). Ils sont aujourd’hui les seuls à compter dans leur rang des enseignants de catégorie A à qui l’Etat paye une indemnité de logement inférieure à 150.000F cfa. Ils ne peuvent pas prétendre aux postes de nomination (même s’ils ont l’expérience et l’expertise) , ni aux stages diplômants et de perfectionnement. Ils sont recrutés à titre précaire et essentiellement révocable.

Ayant subi durant des années ces discriminations et mépris, ils sont aujourd’hui totalement démotivés et découragés, ce qui a une conséquence néfaste et dommageable pour le système éducatif gabonais. Las de faire la politique de l’autruche et de gardiennage des élèves à défaut d’enseigner réellement, les plus démotivés parmi nous ont demandé le départ de la fonction publique, pour libérer les postes budgétaires qui peuvent profiter à d’autres gabonais, en déposant leurs dossiers pour le programme de départ volontaire mis en place par le gouvernement pour réduire les effectifs de la fonction publique.

Grande a été notre surprise de constater une fois encore, que les enseignants contractuels expatriés sont exclus à nouveau du programme de départ volontaire de la fonction publique, alors que les contractuels nationaux y sont admis. Quel paradoxe !

Nous disons maintenant NON , TROP C’EST TROP.

Pour ne pas interférer dans le processus électoral en cours dans le pays et pour montrer une fois encore notre bonne foi, nous prenons l’engagement de terminer le premier trimestre de cette année scolaire en cours. Mais nous invitons les autorités à tous les niveaux , les Ministres concernés , le Premier Ministre chef du Gouvernement et son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat à mettre ce temps à profit pour régler les problèmes urgents que nous avons posés à savoir :

–   Exécuter la décision du Président de la République, Chef de l’Etat qui autorise l’harmonisation de l’indemnité de logement pour les enseignants contractuels ayant moins de 150.000F ;

–   Payer effectivement la Prime d’expatriation pour laquelle le Président de la République, Chef de l’Etat a donné son accord ;

–   Inclure les enseignants contractuels étrangers dans le programme de départ volontaire de la fonction publique.

Faute de quoi , dès le lundi 27 janvier 2014 , les enseignants contractuels étrangers seront dans la triste obligation de laisser tomber la craie.

Dans ce cas, nous demandons à Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement, de prendre toutes les dispositions pour nous rapatrier avec nos familles dans nos différents pays de provenance, en liquidant tous nos droits  acquis à cette date.

                    Pour les Enseignants Contractuels de l’Etat Gabonais

                    Le Bureau Exécutif du SECEG

                                         Le Sécretaire Général

                                                     KINZO H. Clément

 

Il reste à souhaiter que le chef de l’Etat jette un regard bienveillant sur les doléances des enseignants expatriés au Gabon pour un renforcement de la coopération Sud-Sud et une Afrique qui gagne

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *